Contexte :
L’absentéisme coûte cher, bien plus cher qu’on ne le pense généralement : classiquement, ses coûts réels sont largement sous évalués ( 50 à 200% ), car il est difficile d’estimer tous les coûts directs et indirects qui sont générés. Il faut bien sûr financer le remplacement et la gestion des absents, les heures supplémentaires, mais aussi tous les coûts indirects : mauvaise image de l’entreprise, moindre qualité des services, perte de productivité et de production, démotivation des salariés les plus assidus. Le résultat, le plus fréquent est l’existence d’un sureffectif chronique qui ne permet pas pour autant de parer aux situations crées par l’absentéisme.
Comment soigner l’absentéisme ?
L’absentéisme reste l’un des problèmes de management les plus délicats à gérer. Abuser du « bâton », c’est courir le risque de démotiver tout le monde, même les plus assidus. Quand aux « carottes », elles coûtent cher et leur impact est difficile à évaluer : qui dit que la plupart des salariés récompensés pour leur assiduité n’auraient pas été aussi vertueux sans leurs primes ? Entre ces deux extrêmes, la plupart des dirigeants naviguent à vue. Toutefois, quelques bonnes pratiques semblent se dessiner, sous la forme d’une démarche globale qui doit être mise en œuvre à plusieurs niveaux : évaluation,contrôle, prévention, motivation, enfin sanction..
Notre démarche comporte tout d’abord une phase de quantification et d’analyse prenant en compte tous les facteurs pertinents : « pénibilité » du travail, influence de l’environnement général, du mode de management, des facteurs culturels ou corporatifs... Cet état des lieux permet au management de prendre conscience de la situation et de participer à l’élaboration d’un programme de réduction de l’absentéisme. Cette vision, commune et partagée est un facteur clé de réussite pour le déploiement de ce programme et la mise en place d’un « cercle vertueux » basé sur la responsabilisation des personnels et la valorisation du « présentéisme ».
Ces approches simples et pragmatiques peuvent se concevoir au niveau global et se décliner facilement au niveau de chaque entité
Les coûts générés par l’absentéisme ne diminuent pas spontanément mais au contraire ils continuent à progresser si aucun programme d’amélioration n’est mis en œuvre régulièrement pour motiver l’ensemble des personnels et accroître le « présentéisme » .